Les chiffres de la sécurité 2024 : en dégradation de 12% depuis 2021

    Le sentiment d'insécurité continue à progresser dans notre pays. Jusqu'ici cantonné dans les cités péri-urbaines de nos métropoles, il s'étend aujourd'hui dans des villes moyennes, voire dans le monde rural. J'ai donc étudié de manière impartiale les données officielles 2016-2024 de l'insécurité pour me faire mon propre avis.  

    Le nombre d'infractions augmentent de 12% depuis 2021.     

    Avant le COVID, le nombre d'incivilités restait stable depuis 2016 à environ 3 millions par an. En 2020, les deux confinements ont permis d'améliorer les statistiques. Puis ce chiffre s'envole en 2022 pour atteindre 3,17 millions. La situation se dégradent à 3,25 millions.



    Les chiffres officiels sont communiqués en nombre d'infractions pour mille habitant. Les courbes sont similaires mais cela permet d'adoucir le message. L'inconscient collectif est moins traumatisé par ces données et surtout n'arrive pas à les ingurgiter. 48 effractions pour mille habitants ne veut rien dire pour le citoyen lambda. Par contre quand on lui dit qu'il y a 3,25 millions d'incivilités annuellement le chiffre l'effraie. Le régalien étant le talon d'Achille de nos gouvernements depuis 40 ans, la communication vis à vis de la population doit être la plus édulcorée possible. C'est le principe du marketing




    Les catégories d'infractions :
 
    - Les vols représentent 42% des délits. La moitié d'entre eux sont des vols de personnes ou de magasins avec ou sans violence (environ 700.000). Puis viennent à iso répartition (225.000) les vols de véhicules, les vols dans les véhicules et les cambriolages.
    - La deuxième catégorie en nombre concerne les violences physiques ou sexuelles : 575.000 cas
    - Puis les actes de dégradations volontaires : 525.000 
    - Les escroqueries ou fraudes : 410.000   
    - L'usage ou le trafic de stupéfiants : 350.000
    - Et enfin les homicides ou tentatives 5.266 cas



    Mais d'où provient la dégradation des chiffres de la sécurité ? 

    Toutes les catégories sont en hausse depuis 2021. En nombre la dégradation provient d'abord des violences +104.717 puis les vols +104.195. Ensuite apparaissent la consommation et le trafic de stupéfiants + 74.670 et enfin les escroqueries et fraudes +56.511. 


    Mais en regardant les évolutions depuis 2016, les conclusions sont différentes. On voit clairement que la dégradation des résultats mais aussi du sentiment d'insécurité provient de l'explosion du nombre de violences (+74% vs 2016), des escroqueries et fraudes (+66%) et des infractions liées aux stupéfiants (+53%). A noter, même si les chiffres sont anecdotiques, la forte croissance des homicides ou tentatives d'homicides (+66%). A contrario, le nombre de vols et de dégradations volontaires ont diminué. 

Les vols :  chute de 15%               
Cette catégorie s'améliore nettement depuis le COVID :

 - La diminution des cambriolages et des vols de véhicules et accessoires s'expliquent par la sophistication des systèmes d'alarme et des puces espionnes insérées dans les voitures 

- La baisse des vols de personnes ou dans les boutiques est plus surprenante. Cela ne transparaît pas dans nos médias bien au contraire. La baisse de la fréquentation des transports en commun avec la mise en place du télétravail en est une cause, mais est-ce suffisant à expliquer cette chute

Les violences explosent : +74%
Le nombre de violences augmentent régulièrement depuis 2016 et cette catégorie passe de la troisième à la seconde place détrônant les dégradations volontaires. Même en 2020, la courbe ne s'est pas inversée. La dégradation s'est encore accélérée depuis. 
- Les violences sexuelles explosent. Elles ont plus que doubler en 8 ans. Certes, le mouvement #MeToo et les procès médiatiques ont ouvert les yeux à de nombreuses femmes qui réalisent des signalements plus facilement. Mais cela n'explique pas tout. Le harcèlement et le mépris de la gente féminine dans les banlieues devient un véritable fléau.
- La croissance du nombre de faits de violences physiques est la conséquence directe du laxisme de notre justice. A force de ne pas punir ces méfaits, ils deviennent de plus en plus graves. Ils servent même les politiciens d'extrême gauche. Plus aucune contestation ne finit pas dans la violence. Les Black Blocs sèment la terreur en toute impunité. Le soutien des magistrats issus du Syndicat de la Magistrature ne fait qu'envenimer la situation. Nous entrons peu à peu dans un monde de terreur. La loi du plus fort revient au premier plan. Dans la rue avec ces jeunes cagoulés, dans les banlieues avec les trafiquants de drogue, dans les ghettos avec la main mise des islamistes.. Le retour en puissance de gouvernement autoritaire en Amérique du Nord ou du Sud devrait nous alerter. La dérive que nous constatons a commencé là-bas depuis près d'un demi-siècle. Le wokisme n'a rien à envier au péronisme argentin. Le retour de bâton sera d'autant plus douloureux. Si nous ne nous réveillons pas trop tard.. 

Les effractions liées aux stupéfiants se détériorent depuis le COVID : +53%
Le trafic de stupéfiants devient le nouveau fléau de cette décennie. Depuis le COVID, les usages de stupéfiants ont augmenté de 59%. Certes la médiatisation et l'augmentation des délits graves (homicides et tentatives d'homicide) ont dû augmenter la vigilance des forces de l'ordre. Mais la montée exponentielle depuis 2020 (alors que le niveau était stable auparavant) ne s'explique pas uniquement par ces faits. Dans les milieux mondains des grands centres urbains, il est devenu très à la mode de consommer ces substances illicites. Et pas uniquement du haschich, mais aussi des drogues plus dures telles que la cocaïne. Tant que les consommateurs ne seront pas punis de manière dissuasive, le trafic ne sera pas éradiqué et la sécurité de nos banlieues se détériorera. Il est inadmissible que des représentants politiques de notre pays soient pris en flagrant délit d'achat ou de consommation de stupéfiants et qu'ils ne subissent aucune conséquence. De tels actes devraient être sanctionnés de manière nettes, au minimum 2.500€ d'amende. Et tout responsable politique sanctionné devrait perdre immédiatement tous ces mandats et devenir inéligible pendant au moins 10 ans. L'exemple vient du haut. 
Le moins moral de cet état de fait est que la déchéance des bobos parisiens et confrères détériorent la sécurité dans les quartiers défavorisés. Le trafic ne se fait pas dans les quartiers huppés mais dans les banlieues pauvres. La situation se dégénérant sans cesse, ces quartiers deviennent des ghettos où les forces de l'ordre sont interdites. Pire, les médecins, les pompiers sont caillassés lors de leurs interventions. Dans ce climat d'insécurité, c'est la population qui en subit les conséquences. Peu à peu les services publics disparaissent des banlieues et les habitants se retrouvent isolés sans protection policière, sans soins.. Les riches bien-pensants (du moins selon la morale woke) sont donc les fossoyeurs de la sécurité des plus pauvres. Et quand on pense qu'ils nous font la morale tous les jours sur les ondes gauchistes des médias étatiques.

Les autres délits : 2/3 de plus de fraudes et d'homicides versus 2016.

- Les dégradations volontaires sont en baisse constante. Les niveaux actuels étant au niveau de celui de 2020, année du COVID. Ces chiffres vont à l'encontre de l'impression générale. Les médias de tous bords exultent les dégradations en marge des manifestations par les délinquants et les Black Blocs. Mais, en dehors de ces événements, la casse du patrimoine public et/ou privée est en baisse ce qui explique cette amélioration. 

- D'un autre côté les escroqueries et fraudes augmentent. L'informatisation favorise ce délit. Le nombre de hackers et autres escrocs est en voie de développement. Pour aider les apprentis fraudeurs, des tutoriels sont à disposition sur You Tube et autres réseaux sociaux. Combien d'appels téléphoniques recevons nous quotidiennement qui sont en réalité du phishing ou divers attrape nigauds. La crédulité n'a pas évolué, par contre les charlatans ont trouvé une manne de communication inédite à travers les réseaux informatiques. 

- Les homicides et tentatives d'homicides ont explosé depuis 2016, augmentant de 66%. Leur nombre reste tout de même anecdotique par rapport à l'ensemble des autres infractions, environ 5.000 par an. Mais la croissance est inquiétante. Elle montre la dégradation de la sécurité, en particulier dans les quartiers sous emprise des narco-trafiquants. Les règlements de compte deviennent légion. La violence fait la loi dans les cités les transformant en zone de non droit. Si aucune réaction ne se fait au niveau d nos dirigeants politiques qui ferment les yeux sur les questions régaliennes (la sécurité, l'armée, la justice..), la loi du Far West ou celle du plus fort deviendra la norme. Réagissons avant la mort certaine de notre monde. Et en premier lieu, en réformant les institutions judiciaires et en modérant les excès de la mouvance woke


    Une dégradation plus forte dans les moyennes et petites villes. 


    Pendant de nombreuses années, l'insécurité était l'apanage des grandes améliorations. Les préfectures et sous préfectures de taille humaine (moins de 100.000 habitants) étaient renommées pour leur tranquillité. C'était encore plus vrai dans les petites villes et villages. Cette tendance semble disparaître et le nombre de méfaits croît ostensiblement dans ces petites agglomérations.  Alors que les chiffres se détériorent de 12% depuis 2021, on peut constater que l'augmentation du nombre de méfaits est deux fois plus importantes dans villes petites ou moyennes. C'est encore plus vrai en comparant aux données de 2016. L'insécurité se développe uniquement dans nos cités provinciales. Cette propagation du nombre de délits sur l'ensemble du territoire participe à ce sentiment de d'insécurité. Auparavant, seuls les citadins des grandes améliorations étaient confrontés à cette situation (ils ne représentent que 15% de la population totale). Aujourd'hui, toute la population se sent concernée par ce fléau, même si le niveau reste encore 2 fois moins élevé dans les zones rurales que dans les grandes améliorations. 



Les vols sont en régression quelque soit le type d'agglomérations. A noter, après la forte baisse entre 2016 et 2020, dans les villes de moins de 30.000 habitants (-35%), la forte dégradation entre 2021 et 2024 (+36%) sans pour autant atteindre le même niveau que 2016.




Les violences ont augmenté dans tout le pays, mais ce sont surtout les communes de moins de 30.000 habitants qui ont vu leur fréquence augmenter. Le nombre a pratiquement doublé depuis 2016, deux fois plus vite que sur le reste du territoire. L'augmentation discontinue de ces incivilités renforce le sentiment d'insécurité en milieu rural jusqu'alors épargné par ce fléau. Cela ajouté à la désertification des services publics amènent une vague de mal être qui se traduit par un vote contestataire (mais l'est il encore). Comment ne pas comprendre leur réaction quand d'un côté la paix qui régnait a disparu et que d'un autre côté les forces de l'ordre sont attaquées par une parti de la classe politique (en particulier l'extrême gauche : LFI et EELV) et ne sont pas soutenue par le reste du soi disant arc républicain. Un autre point remarquable de cette catégorie est le fait que le taux pour mille habitant est assez similaire dans les grandes villes que dans les petites et moyennes communes (11 vs 8). Finalement, "l'ensauvagement de notre société", n'est peut être pas un mythe !

Les dégradations volontaires sont en nettes améliorations sur tout le territoire. Là encore, il semblerait que la situation s'améliore plus vite dans les villes de plus de 100.000 habitants. Une analyse plus approfondie au niveau des territoires (département, zone urbaine et rurale) est nécessaire pour mieux appréhender la situation. (deux articles à venir : résultats par département et résultats par ville)






Les escroqueries et fraudes au moyen de paiement ont explosé depuis le COVID. Le crime organisé a aussi fait sa transition vers le numérique. La cybercriminalité s'est développé dans l'ensemble du pays. Le tout informatique comporte ses faiblesses que les truands à la pointe de la technologie savent exploiter à merveille. Et on est qu'au début de l'Intelligence Artificielle !!






L'usage et le trafic de stupéfiants est en expansion exponentielle. Par contre, c'est le seul délit qui se développe surtout dans les grands centres urbains. Il a plus que doublé dans les 43 villes de plus de 100.000 habitants alors qu'il n'a progressé que de 27% en milieu plus rural. La consommation de drogue est en vogue dans les milieux aisés. Réserver jusqu'ici à la jet 7, son développement dans le milieu des affaires et chez les jeunes est inquiétant. Il est de notoriété publique que certains élus de la République sont hors la loi, consommant ces substances illégales. Ils participent à l'émancipation des mafias et de l'insécurité croissante dans les quartiers pauvres des villes. Cela concerne aussi les villes moyennes qui ont vu le nombre d'infractions augmenter de 50%. Aucune volonté politique n'entrave à ce jour ce business lucratif. Est-ce un manque de courage ou d'autres facteurs entrent ils en ligne de compte ?  Je vous laisse juge. J'ai déjà mon avis.. N'oublions pas que ce trafic permet de financer la majorité des organisations terroristes !

    En conclusion, les chiffres de la sécurité se dégradent de 12% depuis 2021 par
    - une hausse importante des actes de violences, de l'usage ou le trafic de stupéfiants et les fraudes au moyen de paiement,
    Cette dégradation concerne tout le territoire français, mais la progression est plus importantes dans les villes de moins de 30.000 habitants. Le sentiment d'insécurité qui croît dans l'Hexagone n'est donc pas un fantasme et il concerne toute la population. 

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