Les violences lycéennes : une révolte d'écervelés envenimée par des extrémistes.
Nous venons de connaître deux semaines de tensions avec le mouvement des lycéens. Même, s'il n'est pas arrivé à son terme, il commence à s'essouffler. Quelles conclusions pouvons-nous en tirer en prenant un peu de recul pour comprendre la genèse ainsi que l'extension de cette mini révolte ?
1) Des revendications légitimes ?
a) Un contexte morose
Le climat anxiogène de ces dernières années amènent les jeunes à se poser des questions quant à leur avenir. Ces adolescents ou jeunes adultes n'ont connu que l'incertitude depuis qu'ils ont l'âge de s'interroger sur le monde. Cela a débuté par le COVID et ses deux confinements. Isolés du monde pendant deux mois, ils n'ont eu des liens sociaux qu'à travers les réseaux sociaux. Ils ont été enfermés chez eux, devant se munir d'un pass sanitaire pour pouvoir quitter leur domicile et encore en journée. De nombreuses études expliquent les traumatismes engendrés par ces périodes et les pré adolescents en ont le plus souffert ne pouvant guère découvrir le monde et ne pouvant partager leur sentiment avec leurs camarades qu'à travers Tik Tok, Snapchat ou autres.. Une fois sorti de cette quarantaine, ils ont dû affronter trois crises internationales : la guerre en Ukraine, le massacre du 7 octobre et la réaction israélienne et enfin la guerre en Iran. La couverture médiatique incessante ainsi que la politisation extrême de ces conflits amènent le pessimisme dans des cerveaux en construction qui ont du mal à distinguer le bien du mal et surtout le vrai du faux. Accrochés à leurs réseaux sociaux, ils n'ont pas encore la profondeur d'analyse permettant de prendre le recul nécessaire sur ces événements gobant les messages, souvent sans bien fondé, attisant la haine et la colère. Par ailleurs, la surmédiatisation du réchauffement climatique entraîne la peur d'absence d'avenir viable. Ce phénomène est mathématiquement prouvé, les températures augmentent de manière régulière sur les dernières décennies, mais la culpabilisation continue de notre société angoisse nos chères têtes blondes qui suréagissent. Ces jeunes n'ont jamais connu de période prospère et joyeuse. Ils s'imaginent que notre société est hostile au bien être général sans pour autant remarquer les progrès qu'elle a apporté tant en sécurité sanitaire, en percées sociales et en santé publique.
b) La chute des valeurs
Le XXIème siècle sera celui de la perte des valeurs de notre société. L'obsession de l'idéologie "woke" de comprendre l'ensemble des attitudes humaines a eu pour conséquence l'anarchie dans le cerveau de nos jeunes adultes. Ils ont été élevés sans leur donner de limites. A force d'accepter tous leurs caprices, la distinction entre le bien et le mal s'est évaporée. On ne sait plus leur dire non et pire que ça quand ils font des âneries, on les défend. Faire des bêtises est normal pour des enfants. Ils doivent apprendre par des réprimandes où sont les limites. Hors aujourd'hui, personne ne leur enseigne cela. Les parents ont démissionné. Ils prennent le rôle de grand frère ou grande soeur mais pas celui de père ou mère. Pire, ils leur enseignent le non respect des autres. Un exemple : l'école. Aujourd'hui lorsqu'ils perturbent les cours ou pire manque de respect et que les professeurs les sermonnent, le premier réflexe des parents n'est pas de comprendre la situation mais de donner raison à leur progéniture alors que dans la majorité des cas elle est fautive. Le déni de l'autorité, enseigné aux enfants dès le plus jeune âge, leur donne un sentiment d'impunité. Le refus de l'ordre par notre société, voulant détruire la société patriarcale comme ils disent, engendre une jeunesse sans valeur (je ne rentrerai pas dans le débat de la société patriarcale car étant jeunes, j'ai reçu beaucoup plus de corrections par ma mère que par mon père et ce fut le cas de nombreux d'entre nous). A force de réclamer la tolérance vis à vis des jeunes pousses, notre monde a engendré des enfants sans foi ni loi. Les forces politiques ont leur part de responsabilité. La stupidité de certains, hurlant haut et fort que nos forces de l'ordre tuent et engorgeant les réseaux sociaux de ses messages dangereux, nous a amené une société qui ne craint plus la police. L'explosion du nombre de refus d'obtempérer en est la preuve formelle, sans parler des agressions. Mais les extrémistes ne sont pas les seuls responsables, les partis de gouvernement par leur lâcheté vis à vis des actes de délinquance et le non soutien de nos gardiens de la paix amplifient ce phénomène. "Taper un flic" est devenu normal. L'anarchie a envahi la France. Enfin, la valeur travail a totalement disparu. L'argent facile est devenu la loi. Les adolescents, lobotomisés par les réseaux sociaux, rêvent de devenir influenceurs et de s'enrichir en postant des photos débiles à Dubai. Mais ils oublient, ou ne savent pas, que les millionnaires en France sont des français sont des quinquagénaires voire des sexagénaires qui ont fait des études de haut niveau, ont tenu des postes à responsabilité travaillant sans relâche pendant 40 ans au moins 60 heures par semaine. On n'a rien sans rien. Eux, biberonner aux aides de l'Etat depuis leur tendre enfance, imagine qu'il suffit de faire des chèques et ainsi leur permettre d'avoir une vie décente. Sauf que pour eux, une vie décente est d'avoir des loisirs et non pas de posséder un appartement ou une maison et de manger à sa faim. Ils n'ont jamais côtoyé la misère et croit que tout leur est dû. Le gouvernement tient sa part de responsabilité en lâchant des milliards à la moindre grogne de peur de ne pas être réélu. Le quoi qu'il en coûte a tué l'esprit de faire des efforts pour obtenir ce que l'on veut. L'oisiveté gangrène notre société.
c) La chute du niveau scolaire
Les enquêtes PISA se suivent et se ressemblent. Petit à petit le niveau scolaire de notre pays s'effondre dans les abîmes de l'inculture. Nos enfants ne savent plus lire, plus compter et sont incapables d'avoir un raisonnement poussé. La faute en revient aux ministres de l'éducation qui veulent laisser leur nom en créant chacun sa réforme. Ces changements incessants de programme déboussolent les professeurs qui démissionnent. Déjà, les faibles salaires des éducateurs ainsi que l'insécurité croissante les découragent. Ils abandonnent le navire. Autrefois, le maître d'école avait un statut. Aujourd'hui, il est devenu le larbin d'élèves mal élevés et de parents stupides qui privilégient leurs loisirs à l'éducation de leur progéniture. On en arrive à ne plus trouver d'enseignant. On racle les fonds de tiroir pour trouver des hommes ou des femmes acceptant cet esclavage. Il faudrait aussi, mieux les rémunérer. En contre partie, ils auraient moins de vacances, soutien scolaire pendant les périodes sans cours, mais surtout les récompenser en fonction de leurs résultats. Ce n'est pas compliqué à faire : un examen de fin d'année à tous les élèves dans toutes les classes au niveau national. Si l'année suivante, ils ont de meilleurs résultats, on promeut le professeur, sinon il n'a pas d'augmentation, même pas l'inflation. L'argent est le meilleur catalyseur de motivation. Par ailleurs, les programmes sont dénués de sens. Les bases ne sont plus acquises. Il faudrait commencer par les remettre au bon niveau. Puis faire travailler la mémoire, apprendre par coeur n'est pas une sinécure mais une obligation pour développer le cerveau. Enfin, il faudrait remettre au goût du jour des matières telles que l'histoire, mais pas de manière partisane, les langues étrangères, parler anglais est obligatoire dans le monde actuel et l'économie afin que les étudiants comprennent les rouages et que tout ce qui est donner par l'Etat a été prélevé aux contribuables. La réforme Blanquer fut un désastre. Un programme à la carte ne peut rien amener de bon. Croire que les jeunes savent quels métiers ils veulent exercer est une utopie. Il faut les pousser au maximum grâce à une sélection poussée. On tire le niveau par le haut et non pas par le bas tel que c'est fait de nos jours. La conséquence du nivellement par le bas et de don du bac fait croire aux jeunes qu'ils ont tous le niveau pour exercer telle ou telle responsabilité. Ils pensent tous être intelligents. Mais la nature est cruelle et leur montre que ce n'est pas le cas. L'échec permet de comprendre la vie et c'est grâce à lui que nous grandissons. L'expression de nos anciens, "on apprend par l'échec", n'est pas galvaudée. Aujourd'hui, la priorité est de protéger nos têtes blondes de l'échec pour ne pas les traumatiser. Quand on n'a plus rien dans la cervelle, on pense que détruire des lycées permet d'avoir plus de moyen ! Pas vraiment, l'argent prévu pour améliorer leurs conditions servira à réparer les dégâts.
d) Des filières inutiles.
Certains bac +5 ont du mal à assimiler que malgré leurs diplômes ils n'ont pas les salaires qu'ils pensaient obtenir. Les filières arts, lettre modernes, sociologie, philosophie sont deux fois moins bien payés que le TOP 5 des ingénieurs ou des écoles de commerce. Leur rémunération est guère plus élevée que le SMIC. Mais les débouchés sont moindres. On a menti à ces étudiants en leur faisant miroiter monts et merveilles s'ils obtenaient un master. Sauf que les entreprises n'ont pas besoin de ces profils ou très peu. Il n'y a donc pas d'émulation et comme en économie, l'offre et la demande font le marché. Ces filières inutiles sureprésentées n'apportent guère un avenir reluisant. Et de ce fait, ces diplômés sont aigris. Il est à noter que la majorité des députés de la gauche radicale, LFI et EELV, sont issues de ces formations. Cela peut expliquer leur haine de la société. Ils ont compris mais un peu tard qu'ils ne servent à rien dans notre société. Il leur reste à déverser leur rancoeur sur les réseaux sociaux où de jeunes écervelés, sans culture boivent leurs immondices comme du petit lait.
En conclusion, le manque de perspective de nos lycéens est compréhensible. Sans avenir, et surtout sans espoir, ils crient leur désarroi dans la rue. Les valeurs et le sens de la vie ayant disparu, ils sont déboussolés et ne savent plus à quel saint se vouer. La multitude des revendications sans aucun rapport entre elles est la preuve évidente que nous assistons à une crise de mal être, plus qu'une crise sociale ou idéologique (contrairement à ce que chacun pense). Encore naïfs, ils vivent dans leur monde de bisounours et sont influencés par des mensonges enjôleurs. Ils veulent prouver leur valeur en défiant le monde plus ancien, comme tout adolescent. Donc, ils s'en prennent à ce qui pour eux représente l'Etat : leur lycée. La majorité n'est pas belliciste, il suffit de les interroger. Ils veulent juste s'affirmer.
2 ) Une récupération par l'extrême gauche
Le mouvement, tout comme celui des gilets jaunes, a dégénéré quand l'extrême gauche et en particulier LFI est entré en scène. Leur intervention n'était pas sans arrière pensée : montrer qu'ils tiennent la rue et surtout inciter les jeunes à voter. En effet, toutes les études montrent que LFI est plus populaire parmi les moins 29 ans et les musulmans. Le problème est que les jeunes ne se rendent pas aux urnes. En ballotage avec les représentants du centre dans les sondages, ils veulent atteindre le deuxième tour pensant pouvoir rivaliser avec le RN ensuite grâce à la diabolisation permanente qui en est faite dans les médias. Pour cela, ils ont besoin de mobiliser leurs potentiels électeurs. L'occasion était trop belle pour passer à côté. L'ensemble des représentants de l'extrême gauche s'est donc présenté physiquement en soutien des lycéens. On a pu voir tous les députés sur le front avec leur écharpe tricolore par exemple. Il fallait être vu pour alpaguer le chalan naïf. Et ce fut le cas. Ils étaient partout, faisant croire aux lycéens qu'ils avaient un soutien total. Puis, ils ont déclenché la violence pour montrer à quoi pourrait ressembler le pays en cas de non élection de leur idole. Ils ont montré leur muscle à la France entière. Nous tenons la rue. Et la violence s'est déchaînée apportant son lot de dégradations. Les lycéens ébahis ont vu leurs lycées dégradés, voire anéantis. Et ils étaient contents. Leur mouvement était écouté au plus haut niveau et faisait la une des journaux. Ces jeunes, à moitié lobotomisé, sans aucune référence n'y ont vu que la solution pour arriver à leurs fins. Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que les réparations nécessaires vont amputer d'autant les dépenses pour améliorer leur quotidien. Par ailleurs, il ne fallait pas oublier l'autre manne d'électeurs. Les drapeaux palestiniens ont fleuri. Mais quel est le lien entre le malaise des lycéens et l'avenir de la Palestine : aucun. Juste une récupération politique. Et nos chers chérubins, écervelés étaient aux anges. Les israéliens sont les méchants car ils font la guerre à la Palestine pour détruire le Hamas, organisation islamiste, terroriste et sanguinaire. Ils ont oublié ou n'ont pas compris l'impact des attentats du 7 octobre. On a tué, violé, mutilé des personnes au nom d'une cause. Ils ont massacré des bébés, des enfants, des femmes sans aucun scrupule. Ils ont agi comme les SS pendant la seconde guerre mondiale. Mais cet état de fait a été gommé des mémoires par l'intelligentsia gauchiste qui maîtrise les médias, la justice et l'éducation nationale. Il serait arrivé la même chose à un de mes enfants, j'aurais aussi appliqué la loi du Talion "oeil pour oeil, dent pour dent" malgré mon éducation catholique. Je n'aurais cessé d'avoir en tête le désir de vengeance et la destruction des prédateurs qui ont infligé ce calvaire à ma descendance. Lycéen, ne vous trompez pas ! Vous n'êtes que des pions au service de l'extrême gauche. Ils se moquent de vos revendications. Ils veulent établir leur modèle sociétal et surtout récupérer vos votes. Demandez vous pourquoi, ils demandent le droit de vote à 16 ans, uniquement pour avoir plus de voix. Ensuite, ils mettront en place une dictature dans laquelle, vous n'aurez plus le droit de parole. Et pire, ils pourront être éjecter par leur soutien invisible : les islamistes. Dans ce cas, le droit des femmes sera bafoué, la charia vous sera imposée. Et comme d'habitude, les gouvernants, ayant tous les pouvoirs car ce sera une dictature, seront les seuls à profiter des avantages (c'était le cas en Union Soviétique et c'est encore le cas en Chine où vous n'avez aucun avenir si vous n'adhérez pas au Parti Communiste). Ecoutez les anciens, ils ne disent pas que des conneries même si parfois ces boomers sont dépassés !
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